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| En attendant la rentrée |
| Description du spectacle |
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| Classe d'art dramatique |
| Intimité(s) |
La classe d'art dramatique d'orientation professionnelle du conservatoire de Rouen présente ses travaux de fin d'année.
Travaux dirigés par Maurice Attias
Intimité : n. f. (1684) 1. Littér. Caractère intime, intérieur et profond (d'un lien) ; ce qui est intérieur et secret. 2. (1740) Liaison, relations étroites et familières. 3. L'intimité d'une personne, sa vie intime, privée. 4. (1848. Michelet) Agrément, confort d'un endroit où l'on se sent tout à fait chez soi, isolé du monde extérieur. Arts. Caractère de ce qui évoque l'existence familière, de scènes d'intérieur. Contr. Public (en public). Distance. Le Grand Robert de la langue française.
Durée approximative : 2h |
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| Cie Arts Fusion |
| Médea stimmen et Kassandra Project |
| Description du spectacle |
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| La Pie Rouge (Cie de Rouen) |
| Voyage de noces |
Feuilleton itinérant
Textes : Guy Faucon & Co Décors, sculptures, dessins, etc : Sylvie Habault Musique : Philippe Davenet & Co Comédiens : Emma Duboc,Thomas Duboc, Jean-Claude Duboc, Claudine Duval, Philippe Davenet, Sylvie Habault, Guy Faucon, et les comédiens de l'Atelier de la Pie Rouge
Supposez la fin d'un repas de mariage réunissant deux familles nombreuses et leurs amis. Un incident. Les invités se dispersent et les spectateurs les suivent dans leurs histoires particulières : soliloques, scènes de ménage, biographies morcelées tout au long d'un parcours fictif et réel : la chapelle, le hall, le jardin, la rue, la place où le public est également invité à se déplacer, de scènes intimes en tableaux vivants, de chansons en confidences, de courts films en mini-expositions... Petits cailloux figurant les épisodes éphémères et imaginaires tissant le quotidien des gens ordinaires pour une fresque toujours à recommencer, celle des "vies minuscules " et entremêlées de nos contemporains..
Durée : 1h45
(Pour achever la noce il est recommandé au public d'amener son pique-nique)
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| Ca va aller (Cie de Picardie) |
| Architruc |
De Robert Pinget
Mise en scène : Kathy Morvan
Avec : Yann Berthelot, Gilles Lebreton, Laurent Savalle Scénographie : Ludovic Billy Costume : Christine Vallée, Diana Lemarchand Illustration sonore : Romy Lumière : Matthieu Ponchelle
Les caprice d'un roi mais pas n'importe lesquel roi " Architruc"
ARCHITRUC, roi de rien, capricieux et oisif doit retrouver goût à la vie. Pour lui, le bienveillant Baga va se plonger dans une quête perpétuelle de divertissements loufoques et de sensations fortes. Tel le fou du roi, il fait naître la magie du jeu sur une piste de cirque miniature, leur " bac à sable". La mission de ce ministre est de faire vivre à son maître chaque minute comme si c'était la dernière. Robert Pinget, grand auteur du courant " Nouveau Roman" décrit ici un univers poétique à la fois sacré et trivial, luxueux et misérable. Et dans ce monde fantastique rempli de contradictions humaines, deux personnages sensibles et drôles luttent avec acharnement pour combler leur vide existentiel. Cette farce tragique est une suite d'électrochocs comme des piqûres de rappel à la vie.
Robert Pinget (1919-1997)
Avocat de formation, il s'essaie aux beaux arts rapidement avant de trouver la littérature. Dans la lignée d'un Beckett ou d'un Inesco on dira que ces deux là ne pouvaient pas ne pas se rencontrer. Ils ont une ironie, un humour, des goûts artistiques, un même souci du mot d'essentielle précision. Ils sont frères de mélancolie. Ils font partie des auteurs de théâtre dits de l'absurde, et comme eux, ils s'interrogent sur le sens existentiel de la vie et jouent de dérision en mêlant trivialité et sacré.
Notre recherche se nourrit de l'écriture contemporaine et met son énergie au service d'une création théâtrale multidisciplinaire (danse, musique, cirque, etc…) Elle est à l'écoute des résonances sociétales et propose sa vision du monde actuel, prétexte à la rencontre, aux échanges et au plaisir du jeu. Cie Ca va aller
Durée : 1h10
La compagnie ça va aller est soutenue par le Conseil Régional de Picardie, le Conseil Général de l'Aisne. Elle recoit la collaboration de Mélodie Théâtre et de la MCL de Gauchy.
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| L'Héliotrope (Cie de Bernay) |
| Pollock : poème dramatique |
Co-accueil avec la Scène Nationale de Petit-Quevilly/Mont Saint-Aignan
Mise en scène & scénographie Paul Desveaux
Avec Claude Perron, Serge Biavan Assisté de Alexandre Delawarde Chorégraphie Yano Iatridès Musique Vincent Artaud
Sur un texte commandé à Fabrice Melquiot, Paul Desveaux retrace et met en scène la vie d'un des plus grands peintres américains, Jackson Pollock et de sa femme Lee Krasner. Il en fait une tragédie contemporaine où les acteurs sont amenés à se confronter à la peinture, au geste et à la matière.
" C'est au cours d'un voyage en 1997 à New York, que j'ai découvert les tableaux de Jackson Pollock au Whitney Museum. (...) J'ai été fasciné par la force du mouvement, l'immensité des tableaux. Ils donnaient à voir une abstraction sensible, et donc rare. J'aimais particulièrement la période des drippings. (...) Je me suis donc intéressé au processus employé par le peintre. A l'époque des fameux drippings, Pollock peignait sur une toile posée à même le sol. Il déversait des fils de peinture à l'aide d'un pot et d'un morceau de bois. Pour ce faire, il exécutait une sorte de danse, une chorégraphie improvisée dont la matière organique du geste, se retrouvait dans le dessin de la toile. J'ai tout de suite entrevu une possible théâtralité de cette méthode. Mais à l'époque, je ne voyais pas encore comment l'exploiter. Il a fallu que je lise sa biographie et surtout que je dessine une première scénographie pour comprendre qu'il existait bien là une matière propice au théâtre. Après avoir imaginé les textures, l'espace, une possible histoire entre le génie de Jackson Pollock et l'esprit de Lee Krasner, je voulais un écrivain pour insuffler un verbe particulier à cet objet théâtral. J'ai donc proposé à Fabrice Melquiot d'écrire cette pièce. J'avais lu et entendu ses textes, et j'aimais particulièrement la longueur de ses phrases, et le souffle qu'elles impliquaient chez l'acteur. Si le drame peut se contenter de la brièveté des échanges, la tragédie doit emmener nécessairement l'acteur dans la force d'un mouvement intérieur. " Paul Desveaux
Durée : 1h30
Production L'héliotrope, La Maison de la Culture de Bourges L'héliotrope est une compagnie conventionnée par la DRAC Haute-Normandie et la Région Haute-Normandie.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie.
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| La Piccola Familia (Cie de Rouen) |
| Toâ |
De Sacha Guitry
Mise en scène : Thomas Jolly
Avec : Alexandre Dain, Flora Diguet, Emeline Frémont, Thomas Jolly, Julie Lerat-Gersant, Charline Porrone Créateur lumière : Dimitri Braconnier Musique et régie son : Clément Mirguet Régie génarale : Erwan Corre Conseiller à la scénographie : Claude Chestier Réalisations techniques : Le Trident - Scène nationale de Cherbourg-Octeville
« Sois de ton temps, jeune homme - car on n'est pas de tous les temps, si l'on n'a pas d'abord été de son époque. » Sacha Guitry, Toutes réflexions faites
Michel, auteur dramatique voit sa femme le quitter soudainement sans donner d'explications... il se réfugie alors dans le travail et décide d'écrire une nouvelle pièce : Toâ. Titre singulier pour l'une des dernières pièces de celui que l'on surnommait "monsieur Moâ" : Sacha Guitry. Plus qu'une pièce de Sacha Guitry, c'est une pièce sur Sacha Guitry : inventant son double théâtral, l'auteur pose, un regard objectif sur son propre travail à la fois d'écrivain, d'acteur et d'homme de théâtre - un parcours professionnel mêlé à sa vie privée, sans que l'on (qu'il) ne sache les discerner. Avec cette nouvelle création, la compagnie poursuit sa réflexion sur les processus de la représentation théâtrale et se promène sur la frontière entre le théâtre et le réel...en s'emparant de l'écriture luxuriante de celui qui, le premier, a joué avec le feu de la rampe.
La langue de Sacha Guitry est une langue du trop, de l'excès, jonchée d'une multitude de signes derrière laquelle apparaît une extrême connaissance du plateau : c'est un acteur qui écrit. C'est un auteur qui pratique le plateau et qui manie avec virtuosité les rythmes, les ruptures...le dialogue. C'est une langue vive, bavarde et luxuriante, omniprésente, qui file à toute allure et ne s'arrête que très rarement offrant à chacun des silences une épaisseur propre à la laisser résonner de toute sa densité.
Durée : 1h30
Production La Piccola Familia. Les producteurs associés de Basse-Normandie sont Le Trident - Scène nationale de Cherbourg-Octeville,le Préau,Centre Dramatique Régional de Vire, La Comédie de Caen - Centre Dramatique de Basse-Normandie, le Rayon Vert - Scène conventionnée de Saint-Valéry-en-Caux.Production déléguée Le Strident,Scène nationale de Cherbourg-Octeville. Avec l'aide de l'Odia Normandie, de l'Ecole du Theatre National de Bretagne. Pour ce spectacle, la compagnie bénéficie d'une aide à la création du Conseil Régional de Haute-Normandie, du Département de la Seine maritime et de la DRAC Haute-Normandie.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| Le Théâtre des furies (Cie de Caen) |
| Shakespeare de fracas et de furie |
Desdemone d'après Othello. Ophélie d'après Hamlet.
Adaptation et mise en scène : David Fauvel
Avec : Sandra Devaux, Stéphane Fauvel, Fabienne Guérif, David Fauvel Création lumière : Stéphane Babi-Aubert, Thalie Guibout Régisseur lumière : Thalie Guibout Création sonore : Jean-Noël Françoise, Arnaud Léger
Expédition dans les arcanes des textes d'Othello et d'Hamlet uniquement avec leurs personnages principaux... Ecarter les autres figures...Mettre en lumière le féminin...Simplement ce qui saute aux yeux et prend du relief. Cela agit comme un révélateur et le jeu des acteurs travaille à l'unisson, à révéler l'oeuvre dans ce qu'elle peut avoir de secret bien gardé. L'imagination sera mise en branle, comme dans un songe. Transgresser les frontières des conventions, travailler sur l'espace mental des personnages pour tenter d'ouvrir quelques tiroirs de nos inconscients. Décrire un monde absurde qui met l'homme dans des situations qui le dépassent. La scène comme un espace d'égarement où se joue la folie des hommes. Prendre, rendre le théâtre comme un phénomène de l'instant, qui vit sur la scène,au moment où il est..Ici et maintenant.
Dans Desdemone, les humains sont coupés du cosmos, abandonnés des dieux. Le monde n'est plus ici qu'une île (Chypre) où l'on tourne en rond…
Dans Ophélie le personnage d'Ophélie n'existe pas, c'est juste la représentation de l'être femmeselon Hamlet (lui même se travestira) Gertrude et Claudius se servent d‘Ophélie pour atteindre Hamlet… la mort également… Mais plus que l'histoire d'Hamlet, c'est la «folie» des personnages qui sera jouée, pour déjouer les attentes du spectateur, le désorienter et le faire sortir du confort de l'impression de déjà vu sur la scène.
Durée : 2h
Producteur délégué Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie. Coproduction Scène Nationale 61 Alençon-Flers.Avec le soutien de l'Epheméride-Val de Reuil. Le Théâtre des Furies est subventionné par le Ministère de la Culture/DRAC de Basse- Normandie et la Région de Basse-Normandie et l'ODACC.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie. |
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| Théâtre Méga Pobec ( Cie d\'Evreux) |
| Oh les beaux jours |
Mise en scène et scénographie : Jean-Pierre Brière
Comédiens : Sophie Amaury, Jean-Pierre Brière Assistante à la mise en scène : Marie Crouail Conception sons et images : Didier Préaudat Lumières : Eric Guilbaud
" Une femme enfant avec une faible capacité de concentration : une minute elle sait, la suivante elle s'embrouille. Quelque chose commence, puis une autre. Elle commence mais ne va pas jusqu'au bout. Elle est sans arrêt interrompue, ou s'interrompt elle même. C'est un être interrompu." Samuel Beckett
Au centre, la femme qui s'appelle Winnie. Derrière elle, allongé par terre, un homme. Dans une galerie ou dans un trou, rampant, l'homme qui s'appelle Willie.
L'interruption est une clef de la pièce. Quelque chose commence puis une autre suit. Fragmentation du langage, de la mémoire, du rythme, du rire ...
Samuel Beckett (1906-1989) L'oeuvre de Samuel Beckett est singulière, abondante et multiple. Théâtre, roman, essai, scénario, traversent la danse, l'image, le son, la peinture, jouent des frontières de genres et de formes. Samuel Beckett préfigure les territoires nouveaux de la fiction et de l'imaginaire. En 1960, Beckett entreprend l'écriture d'un solo théâtral pour un personnage féminin d'abord baptisée "W", puis "Mildred", et enfin "Winnie". En version anglaise, sous le titre "Happy days", la pièce est créée à New York et à Londres. C'est en 1963, que la pièce, traduite par l'auteur sous le titre : "Oh les beaux jours", est mise en répétition au théâtre de l'Odéon avec Madeleine renaud et mise en scène par Roger Blin, pour être présentée au festival de Venise. Madeleine Renaud interprètera le personnage de Winnie pendant plus de vingt ans ; ce sera l'un des rôles les plus marquants de sa carrière.
Durée : 2h20 avec entracte
Création dans le cadre du conventionnement avec la DRAC de Haute-Normandie. Avec l'aide du Conseil Régional de Haute- Normandie, du Conseil Général de l'Eure, de la Ville d'Evreux. Production : Théâtre Méga-Pobec (Evreux) |
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| L'échappée (Cie de St-Quentin) & Art-Scène (Cie de St-Etienne-du-Rouvray) |
| Le temps qu'il nous reste |
Texte: Olivier Gosse
Mise en scène : Didier Perrier Interprétation : Nelly Amado, Mansour Bel Hadj, Jacques Henri-Fabre, Patrice Mizhari, Renata Scant, Marc Stussy Musique : Romain Ponsot Scénographie : Ludovic Billy Lumière : Jean-Claude Caillard Régie son : Jérôme Bertin
Comme au cinéma: changements de plan, succession de rêves.... Vitesse....
Un artiste peintre d'âge mûr, un frère et une soeur, immigrés de la deuxième génération, entre chômage et isolement, un père enfermé dans le mutisme, un travailleur immigré, loin des siens, une gardienne d'immeuble à la retraite. La jeune fille devenant-en-secret-modèle du peintre découvre un nouvel univers. Il se passionne pour elle qui irradie son atelier et bientôt sa vie. le frère, confronté à son propre échec, s'enferre peu à peu dans la violence. Découvrant l'activité de sa soeur, il va se venger sur elle de sa faillite. Le père, interpellé régulièrement par tous, agit comme un mur contre lequel chacun cherche à réagir. Le travailleur immigré et la gardienne témoins bienveillants mais impuissants, ne sauront éviter le drame. Un tragédie qui se voudrait légère.
"Je proposais de partir de nos expériences communes de ces zones improbables de la culture que sont les cités, les banlieues, les prisons, l'univers psychiatrique...toutes ces zones d'ombre, troubles et marginales que nous avons, l'un et l'autre, arpentées par le biais d'ateliers et projets atypiques. Le frottement de l'artiste et du citoyen du bout du monde, du bout de nulle part...Le frottement de la création et de l'exclusion... » Olivier Gosse
Durée: 1h20
La compagnie L'échappée est subventionnée par le ministère de l'Education Nationale, le Rectorat d'Amiens, la Communauté de Communes de la région de Château-Thierry. Elle est conventionnée avec le Ministère de la Culture, la DRAC de Picardie, le Conseil Régional de l'Aisne, la ville de Château-Thierry. La compagnie Art-Scène est subventionnée par le Conseil Général de la Seine-Maritime, la Région Haute-Normandie, l'ARH, le Rectorat de Rouen, est conventionnée avec la Ville de Saint-Etienne-du-Rouvray, le Foyer Stéphanais.
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| Nadine Beaulieu (Cie de Rouen) |
| Y a-t-il quelqu'un là dedans ? |
Chorégraphe : Nadine Beaulieu
Interprètes : Marie Doiret, Emilie Buestel, Pascal Giordano Dispositif lumineux : Matthieu Kavyrchine Créatrice d'images : Julia Romy Vidéaste-monteuse : Anne Delrieu Création sonore : Nadine Beaulieu, Matthieu Kavyrchine, Anne Delrieu Décor : Bernard Beaulieu Musique : Sébastien Berteau, Gilles Colliard Lumières : Fred Lecoq
Y a-t-il quelqu'un là-dedans ? est une création chorégraphique pour trois danseurs issue d'une recherche menée par Nadine Beaulieu sur la perception du corps et sa représentation dans l'imagerie médicale. L'imprégnation de la chorégraphe dans l'environnement hospitalier et son implication dans le milieu des arts visuels l'ont progressivement menée vers une réflexion sur la façon dont l'humain se perçoit au travers de sa propre image : celle qu'il a de lui, celle qu'on lui renvoie.
L'écriture gestuelle développée dans Y a-t-il quelqu'un là-dedans ? tout en fluidité et en ruptures, est née de la tension entre la fascination de l'artiste pour l'image et son appréhension du diagnostic médical, entre lâcher prise et résistance. Les corps des danseurs sont mis en scène dans un dispositif plastique et lumineux, tour à tour ludique ou grave, réaliste ou poétique. " Dans Y a-t-il quelqu'un là-dedans, je travaille le corps comme une matière à pétrir pour la transformer en éther, pour éliminer cette frontière entre l'intérieur et l'extérieur, comme un obstacle qu'il faut traverser pour avoir accès au sens. Telle Alice au pays des merveilles, je propose une traversée du miroir pour y projeter ou y réfléchir de nouvelles images."
"La chorégraphie et la scénographie naissent du dialogue et du jeu/je entre regard médical et vision poétique et des images issues de leur interaction." Nadine Beaulieu
Durée: 45 minutes
Remerciements à la cie Beau Geste pour l'accueil studio. En partenariat avec le Museum d'Histoire Naturelle, la Municipalité de Rouen et la Chapelle Saint-Louis.
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| Lorgnette (Cie de Belgique) |
| Post-Scriptum |
Dans le cadre d'OBJETS NOMADES, en partenariat avec le Théâtre de l'Echarde
De et par : Hélène Pirenne
Aide à la mise en scène : Beatriz Ortez, Julien Pinaud, Sophie Bonhôts Scénographie : Hélène Pirenne Construction du décor : Pascal Bragard
Le Petit Chaperon rouge version absurde et cruelle... Un petit chaperon rouge capricieux, une grand-mère pas très commode, et un loup féroce. C'est le conte de Perrault revisité par Lorgnette, un personnage qui accueille le public au gré de ses humeurs. Elle entretient avec ses hôtes une relation bien particulière ; un mélange de tendresse, d'exigence et de complicité... Elle implique le spectateur dans son histoire, elle s'amuse à surprendre, choquer ou provoquer... car avant tout, Lorgnette est impertinente. Ses compagnons de jeu sont de vieux bibelots et bouts de coton. Des marionnettes, du bricolage, du trois fois rien... Des mimiques, un jeu qui déborde, des surprises, voilà l'inventaire de "Post-Scriptum", un spectacle visuel, absurde et décalé. Public : à partir de 7 ans Durée : 45 minutes
Lieux : Dimanche 14 décembre - 17h au Théâtre de l'Echarde Mercredi 17 décembre - 15h à la Chapelle Réservations : 02 35 15 33 05
Prix du Festival de Marionnette de Gent 2007 - Avec le soutien de la Communauté française de Belgique - La Roseraie, Espace Cré-Action de Bruxelles - SMART asbl.
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| Scopitone et Compagnie (Cie de Lorient) |
| Ze Patrecathodics |
Dans le cadre d'OBJETS NOMADES, en partenariat avec le Théâtre de l'Echarde
Mise en Scène : Cédric Hingouet Avec : Didier Lahaye, Cédric Hingouet, Nathalie Le Flanchec, Juan Pino et Nicolas Emery.
Une performance télévisuelle pour marionnettes décalées. Le projet ZE PATRECATHODICS est un concept original destiné à un public large et varié, qui consiste à reprendre les plus célèbres contes de notre enfance et de les animer dans un univers confiné et décalé. Derrière un poste de télévision, un animateur raconte à sa façon un conte : c'est un animateur blasé pour l'histoire du Petit Chaperon Rouge, un mécano fauché revisite Barbe Bleue, une présentatrice guindée La P'tite marchande d'allumettes, et un dompteur effeminé présente La Belle et la Bête. La compagnie Scopitone nous propose des versions quelque peu délirantes de ces contes connus de tous. Vous pleuriez en écoutant la petite marchande d’allumettes, avec les Scopitones, vous en rirez !
Le Petit Chaperon Rouge : Platine pastelle - Rythmes endiablés - Galettes maternelles - Et Pin-up chaperonnée Enfin un petit Chaperon Rouge pour tous les amoureux des galettes à micro-sillons et des petits pots de gomina ! Un présentateur mou du genou, un loup mécanique, une fillette désespérément godiche et une bande-son inimitable révèlent la face B du fameux conte de Perrault La Belle et la Bête : BÊTE, physique "agréable ", sportif, bonne situation, cél., ayant goûts certains pour musique (45t.), jardinage (roses), marionnettes, renc. BELLE, affectueuse, sensuelle, sincère, courtoise, sérieuse, fidèle, soumise, ayant centres d'intérêts communs pour vie de château et plus si affinités ! Discrétion assurée. La P'tite Marchande D'allumettes : C'est Noël, les marchands vendent des marrons, du homard, des vynils, du pinard, de la dinde, des cigares, des guirlandes et tout l'bazar... Alors des allumettes... Essaie toujours fillette. Barbe Bleue : Qui suis-je? - Je suis un seigneur pas commode mais plein aux as. - La clé de mon cabinet est vachement dure à nettoyer quand elle tombe. - Ma dernière princesse de femme a une frangine qui s'appelle Anne. - Enfin, j'ai la barbe d'une couleur pas banale.
Public : à partir de 6 ans Durée : 20 min par conte (1 représentation=2 contes) Buffet offert à 20h30
Lieu : au Théâtre de l'Echarde Réservations : 02 35 15 33 05 |
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| La Vouivre (Cie d'Auvergne) |
| [Oups] et [Opus] |
Co-accueil avec le Festival Automne en Normandie
De et avec : Bérengère Fournier et Samuel Faccioli
Musique : Gabriel Fabing Lumières : Gilles de Metz
Balade au quotidien Cette oeuvre est composée de deux parties, qui s'opposent ou se mettent en valeur par contraste. D'abord [Oups] nous raconte l'histoire d'une rencontre fortuite, l'émotion est encombrante et les personnages sont attachants, les conventions bousculées, la danse inventive et décalée. Dans [Opus], les danseurs se serviront des personnages de [Oups] pour les fouiller plus encore et les amener à dévoiler leurs souvenirs enfouis, disséquer leurs habitudes et leurs manies. Ils revisitent tous les petits plaisirs qui jalonnent une vie, l'ultime quête " de l'inaccessible étoile ".
Pour la compagnie La Vouivre tout part d'une anecdote : en 2003, elle créée [Oups]. Un an après, elle en présente un court extrait et à cette occasion, elle fait le pari de jouer sans la bande-son. Le travail se fait alors sur l'écoute, une respiration commune et la partition rythmique, omniprésente dans ce spectacle. De là, germe l'idée d'utiliser ce travail proche du muet avec de nouvelles possibilités de travail. Naît ainsi [Opus]. A l'image de l'anagramme des deux titres, le travail s'appuiera sur les deux aspects : décomposer / recomposer.
" Leur propos c'est l'humain, ses rêves et ses fantasmes qu'ils décortiquent dans [Oups], spectacle tout en gestes et en pudeur. Leur pièce regorge de trouvailles, de dérision et d'énergie. " La Scène, (déc.04)
Public : à partir de 10 ans Durée : 25 min [Oups]+25 min [Opus]
Produit par : La Vouivre Coproduction : Arts 276/Automne en Normandie, Théâtre le Passage (Fécamp), Scène Nationale de Clermont-Ferrand-La Comédie, CCN-Ballet de Lorraine, CDC Le Pacifique. La Compagnie est soutenue par la DRAC, le Conseil Régional de l'Auvergne et le Conseil Général du Puy de Dôme, dans le cadre d'une aide au projet. Accueil Studio : Compagnie Beau Geste (Dominique Boivin), CND Pantin, Théâtre de la Chapelle Saint-Louis (Rouen).
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| Ches Panses Vertes (Cie d'Amiens) |
| Les retours de Don Quichotte |
Auteurs : Gilles Aufray, Jean Cagnard, Alain Gautré, Raymond Godefroy, François Chaffin, Nathalie Fillion.
Mise en scène : Sylvie Baillon Interprètes : Audrey Bonnefoy, Eric Goulouzelle, Luc Herbaut, Olivier Sellier Scénographie : Marie-Claude Quignon Marionnettes : Eric Goulouzelle Costumes : Sophie Schaal Musique : Luc Herbaut Lumière : Yvan Lombard
Les 6 voyages de Don Quichotte Et si le valeureux chevalier Don Quichotte revenait faire un tour dans notre siècle désabusé, que se passerait-il ? Sylvie Baillon, metteure en scène de la compagnie Ches Panses Vertes, s'empare de cette figure, avec l'envie de demander ce qu'en diraient aujourd'hui des auteurs de théâtre vivants. Elle propose alors à six auteurs une libre écriture dont la seule contrainte sera la forme courte, dans l'idée de monter un " feuilleton théâtral ". Les Retours de Don Quichotte constituent donc six langues, six mondes, six points de vue différents, dans un monde trop souvent monoparlé. Trois comédiens, des objets et un tromboniste nous proposent, à travers Don Quichotte et Sancho Pansa, de réapprendre à rêver, à rire de nos mythologies, pour nous tenir debout...
Public : à partir de 12 ans Durée : 1h30 chaque partie Buffet entre les 2 parties
Production déléguée : Ches Panses Vertes. Co-production : Ches Panses Vertes, Théâtre de la Marionnette à Paris. En résidence à la Maison du Geste et de l'Image dans le cadre du partenariat avec le Théâtre de la Marionnette à Paris. Co réalisation : Maison du Théâtre d'Amiens, Institut International de la Marionnette (Charleville – Mézières), Territoire de Sources et Vallées / Marionnettes en Chemins. Avec le soutien du Bouffou Théâtre / Théâtre à la Coque. Avec le soutien du Théâtre du Menteur / Théâtre de Bligny. Avec le soutien du FIJAD, Fonds d'Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C. et Région Provence-Alpes- Côte d'Azur. Cette oeuvre a bénéficié de l'aide à la production et à la diffusion du Fonds SACD. Avec le soutien de l'ADAMI. |
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| Les Di'z'acteurs |
| Haute surveillance - Etape de travail |
la compagnie des Di'Z'acteurs (Cie de Rouen) présente deux textes de Jean Genet lors d'une étape de travail
HAUTE SURVEILLANCE
Hiérarchie criminelle qui s’ordonne
Le thème central de la prison ; Genet cherchait à s'en éloigner pour privilégier le thème de la solitude, voir celui de la quête de l'identité que l'on retrouve dans son œuvre en trame de fond. S'interroger sur cette angoisse existentielle... se trouver dans la solitude... Il raconte l'histoire de trois solitudes longtemps refusées puis lentement endossées.
Genet semblait ne pas vouloir que cette pièce soit rejouée ; on peut se demander pourquoi il aura repris l'écriture de son texte tout au long de sa vie. Cette pièce est peut être,finalement, une de ses œuvre majeure puisque si présente dans sa vie d'auteur. En comparent les différentes versions on comprends aussi son désir profond de substituer à l'univers carcéral, le thème de la solitude.
Je citerais certainement tout au long de ma recherche son texte LE FUNANBULE, où Genet donne clairement les clefs pour comprendre sa démarche. Si le funambule doit mourir pour être dans son art , car c'est mort qu'il sera le plus excellent, alors on peut comprendre le transfuge quant aux comédiens .
L' EQUIPE
BRUNO BAYEUX THOMAS JOLLY Fabien malcourant
Mise en scene Malcourant fabien
Conception sonore Hélène Fiquet et Xavier du groupe DAZAM
Soutiens et partenaires
Nathalie Piat/ Chapelle Saint Louis Rouen Ludovic Pacot-Grivel / théâtre des bains douches le havre Frederique cozette / service culturel Alizay
LE FUNAMBULE
En EchoS au travail sur haute surveillance
Associer la mise en scène du texte Le FUNAMBULE à celle de HAUTE SURVEILLANCE s'est imposé à moi tant ces deux textes faisaient échos à mon désir de mise en scène.
Il sera question d'un travail de recherche autour des enjeux quant à l'engagement du comédien sur scène. Repartir de zéro pour aller chercher dans la blessure du comédien , faire soi cette blessure et se transcender sur le plateau. Comme un plongeons au cœur des entrailles du comédien...
La mise en scène de ce texte sera axée principalement sur la mise en abîme de cette solitude où l'artiste se trouve ; comment rendre visible le for intérieur de celui-ci. Je souhaite cheminer pas à pas avec Alexandre Dain (comédien) dans cette recherche. Nous travaillerons en huit clos et tenterons de rendre visible le cheminement du comédien devenu funambule pour l'occasion. Célébration de la mort pour que cette fête irréelle nous entraîne à la rencontre du travail du comédien.
Avec ALEXANDRE DAIN
MISE EN SCENE : MALCOURANT FABIEN |
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| Adonk ! (Cie de Bihorel) |
| Angles Morts |
De et par Merlin Borg
Expérience du dedans et dehors Angles Morts est un poème visuel et burlesque, entre vertige du corps et vertige de l'âme. Grâce à un dispositif unique de panneaux mobiles géants, l'espace vide se trouve plié, remué, réveillé. Chacun voit sa version des faits et à chacun ses " angles morts ". Au programme : une maison dont les murs ne restent pas en place, une marionnette qui cherche sa tête et un homme un peu hanté par l'altitude... qui tombe toujours au même endroit. Sur scène, Merlin Borg dessine des rêves entre acrobaties verticales et corps animés. Dans ce qu'il appelle son " cirque marionnettique ", il nous invite à marcher à l'envers pour rêver debout, à perdre la tête pour mieux la remettre sur ses épaules... Un spectacle pour tous à découvrir depuis l'angle de vue et l'âge de chacun.
Public : à partir de 6 ans Durée : 45 minutes
Coproduit par Le Volcan, Scène Nationale du Havre, le Cirque-Théâtre d'Elbeuf, l'Espace Catastrophe à Bruxelles. Soutenu par l'Atelier 231, Centre national des Arts de la rue de Sotteville-Lès-Rouen. Résidences : Centre Jean Hannier à Canteleu, Compagnie Rasposo, Espace Périphérique, ville de PARIS/parc de la Villette, Théâtre de la Chapelle Saint Louis, Les Noctambules (Nanterre), le CAR à Ath (Belgique), La Roseraie (Bruxelles). Spectacle soutenu par la DRAC Haute-Normandie, la Région Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime, la Ville de Rouen. |
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| Catherine Delattres (Cie de Rouen) |
| Un jardin sous la pluie |
Texte : Philippe Delerm
Mise en scène : Catherine Delattres Musicien : Philippe Davenet Comédien : Vincent Berger Scénographie : Ludovic Billy Eclairage : Jean-Claude Caillard
"Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend " Philippe Delerm Philippe Davenet, pianiste de renom, avait envie de remonter sur scène en tant que pianiste-concertiste classique mais dans une forme semi-théâtrale. Philippe Delerm qui a une grande admiration pour le talent de cet artiste lui écrit alors un texte. Le comédien joue et raconte son cheminement avec la musique, sa vie d'artiste. Mais le plus souvent c’est son double, un jeune homme amoureux d'un piano noir, qui raconte comment cette histoire d'amour avec la musique a commencé.
"Philippe Davenet joue, Philippe Delerm écrit et le temps de la représentation, notes et rêveries s'entrelacent. Si l'un fait les notes, l'autre les mots, moi je serai “l'arrangeur”. Catherine Delattres
Programme musical : Jardins sous la pluie / Claude Debussy Fantaisie-Impromptu / Frédéric Chopin Prélude / Jean-Sébastien Bach Sixième Nocturne / Gabriel Fauré Pavane / Maurice Ravel Etude / Gabriel Pierné L’Isle Joyeuse / Claude Debussy La deuxième gnossienne / Erik Satie
Durée : 1h Tout public
La Compagnie Catherine Delattres est conventionnée par La Ville de Rouen, subventionnée par la Région Haute-Normandie et le Département de Seine-Maritime, et soutenue par le Ministère de la Culture/Drac de Haute-Normandie.
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| Entrez dans la saison ! |
CONCERT : TCHAV'
TCHAV' est un groupe acoustique composé de cinq musiciens rouennais. Une contrebasse, un saxophone soprano, une guitare électrique, une trompette, du chant et un violon alto. Leur univers se dévoile au travers de ces compositions et arrangements entre le jazz,la musique traditionnelle tzigane, klezmer et un esprit rock. TCHAV' c'est l'enfant illégitime de Emir Kusturica et de Chet Baker...
Vendredi 19 septembre à 20h30
THEATRE DE RUE : Dans le cadre des journées du patrimoine : L.A.H.B (Laboratoire d'Analyse des Hommes-Boîtes) Texte : libre adaptation de L'Homme boîte un roman d'Abé Kôbô. Par le Théâtre Y AQU'A (Tourlaville 50)
Ce dispositif de rue est un laboratoire de création qui évolue grâce à la participation du public. Parabole des temps modernes, ce roman interroge les angoisses de l'homme d'aujourd'hui et le cauchemar de la vie en ville. "Autour de cette œuvre riche nous n'avons pas voulu "faire voir " mais "faire vivre " le statut d'homme boîte." Compagnie Y AQU'A
Samedi 20 septembre A partir de 15h30 sur la Place de la Rougemare
Production Théâtre Y AQU'A, en coproduction avec le Centre des arts du cirque de Cherbourg-Octeville, avec le soutien du festival charivarue. Accueil en résidence à l'espace Périphérique de la Villette.
DANSE : En partenariat avec le CHU de Rouen, dans le cadre de son projet culturel, et avec la Ville de Rouen : TALITHA KOUM Par la Compagnie Sylvain Groud (Vernon)
Texte : Olivier Apert Conception et réalisation : Olivier Apert et Sylvain Groud Interprétation : Sylvain Groud
Il s'agit de faire sortir le corps de l'ombre, la sculpture de la lumière propose une perception différente du corps. Ce solo traite la question de l'apparition-disparition : comment une vision nous apparaît-elle ? Comment disparaît-elle en laissant en nous sa qualité de présence extraite de la nuit. Ce solo crée avec le poète Olivier Apert, imaginé en lien avec le CHU vise à tisser un "fil dansant" entre l'hôpital et la Chapelle Saint-Louis. La singularité de ce projet réside dans la possibilité pour le public d'assister à deux versions d'un même spectacle : in situ à la chapelle du CHU à 11h, et sur la scène de la Chapelle à 17h. Entre les deux, un lien tissé par une vague de danseurs amateurs parcourra les rues de Rouen.
Dimanche 21 septembre à 17h Entrée libre - réservation obligatoire Durée : 45 minutes
Création en résidence au Rayon Vert, scène conventionnée de Saint-Valery-en-Caux. Production Association M.A.D. Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - Drac de Haute-Normandie, de la Région Haute-Normandie, du Département de l'Eure, de l'Odia Normandie, de la Communauté d'agglomération des portes de l'Eure et de la Ville de Vernon.
Exposition : Toujours dans le cadre de ce partenariat avec le CHU de Rouen, Cécile Raynal, sculpteur, expose à la Chapelle. Bustes-cartographies, territoires de mémoire, reliefs où se côtoient enfances et vieillesse, ils scellent et recèlent des secrets, comme les arbres de l'oubli en Chine.
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| La classe d'Art Dramatique du Conservatoire de Rouen |
| Théâtre de sang |
Scènes du théâtre de William SHAKESPEARE
Le grand maître du suspens Alfred Hitchkock nous a appris qu'il fallait jouer les séries B comme des tragédies antiques et ces mêmes tragédies comme des séries B. Pour Théâtre de sang, nous nous inspirerons de cet axiome en mettant en scène ces duels à mort, ces corps à corps amoureux des tragicomédies du théâtre de Shakespeare. Combats à l'épée, au bâton, bagarres et joutes verbales jalonneront ces histoires "pleines de bruit et de fureurs racontées par des idiots" sur le théâtre du monde. |
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| Compagnies Normandes |
| Emergence(s) |
Troisième édition d'Emergence(s) et, pour nos deux théâtres, le plaisir renouvelé de rendre compte avec ce jeune festival, de la dynamique et de l'inventivité des équipes artistiques implantées sur les territoires haut et bas normands. Théâtre, danse, performance, les huit propositions qui composent cette édition illustrent la grande variété des parcours artistiques, et des talents qui résident en Haute et Basse-Normandie. De la lecture au spectacle, ces trois soirées d'Emergence(s) présentent des projets de compagnies et d'artistes en cours de création, mais aussi de tous jeunes spectacles qui n'ont bénéficié que d'une diffusion confidentielle à ce jour. Chaque soirée est unique et transdisciplinaire, chaque proposition singulière, fragile, portée par la force de la conviction et le désir, pour tous ces jeunes créateurs, de rencontrer le public.
A propos de... Emergence(s) a été initié et mis en oeuvre en 2006, marquant la volonté commune du Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie/Théâtre des 2 Rives et de la Chapelle Saint-Louis de mieux repérer, soutenir et diffuser la création contemporaine, théâtrale et chorégraphique, dans notre région. En mettant en commun réflexion et pratiques, avec l'écoute et le conseil d'autres structures sur le territoire, nous tentons de répondre de façon pertinente aux évolutions de la création contemporaine sur le territoire régional, à sa résonance et sa diffusion sur le territoire national.
Je sais que tu es dans la salle (théâtre/lecture) De Sacha GUITRY - Par La Piccola Familia
Avant de présenter sa nouvelle création en cours, Toâ, Thomas Jolly et son équipe ouvrent la soirée avec un texte du même auteur, une brillante variation sur la limite entre réel et fiction, publique et privé, où s'installe déjà le trouble dans la notion de représentation... On assistera alors à la préparation des acteurs pour la représentation de Toâ : déshabillage, habillage, maquillage... Qu'est-ce que l'acteur enlève, transforme, change, cache pour passer de la rue au plateau ? Comme dans Toâ, Sacha Guitry dissèque l'acteur et fait se confronter celui qui joue et celui qui ne joue pas. Celui dans la lumière et celui qui n'y est pas... Mardi 3 juin à 19h30 à la Chapelle St-Louis
Toâ (théâtre/maquette) De Sacha GUITRY - Par La Piccola Familia Michel, auteur dramatique voit sa femme le quitter soudainement sans donner d'explications... Il se réfugie alors dans le travail et décide d'écrire une nouvelle pièce : TOÂ. Titre singulier pour l'une des dernières pièces de celui que l'on surnommait "Monsieur Moâ" : Sacha Guitry. Plus qu'une pièce de Sacha Guitry, c'est une pièce sur Sacha Guitry : inventant son double théâtral, l'auteur pose, un regard objectif sur son propre travail à la fois d'écrivain, d'acteur et d'homme de théâtre - un parcours professionnel mêlé à sa vie privée, sans que l'on (qu'il) ne sache les discerner. Avec cette nouvelle création, la compagnie poursuit sa réflexion sur les processus de la représentation théâtrale et se promène sur la frontière entre le théâtre et le réel... en s'emparant de l'écriture luxuriante de celui qui, le premier, a joué avec le feu de la rampe. Mardi 3 juin à 20h30 au Théâtre des 2 Rives
Land of Affection (paysage d'affection) (Performance/lecture) De Tatiana BEQUIN - Par la compagnie Le Clair Obscur
Frédéric Deslias s'empare du texte d'un jeune auteur, Tatiana Béquin, et, avec la complicité de Fred Hocke, plasticien, ils donnent à entendre une toute première version scénique de ce monologue. Il traite une figure de fait-divers, non d'une façon documentaire mais d'une manière quasi romanesque. "Le principe est de faire parler les images et les mots ("parfois cruels") que les médias et l'opinion publique plaquent sur l'événement aux fins d'illustrer ou juger un personnage qui échappe à notre compréhension." Tatiana Béquin Land of affection, paysage d'affection a été écrit durant l'été 2006 et a remporté les encouragements du Centre National du Théâtre en novembre dernier. Jeudi 5 juin à 19h30 au Théâtre des 2 Rives
L'exquisité de mon cadavre (Théâtre/lecture) De Adlene A.AMRANE Par Bruno Bayeux Un matin, Madame H s'aperçoit sous la douche d'une effroyable disparition : sa poitrine n'est plus à sa place. Elle s'est carapatée, on ne sait où...et ne reviendra pas... "Le monde ne croyait plus en elle et elle ne croyait plus en rien, ses seins étaient partis très loin, elle ne fermait plus sa fenêtre ". Alors, après avoir appelé à l'aide sans succès, ameuté les foules lassées de ses pleurs, Madame H décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur et de devenir le premier transsexuel sans la moindre chirurgie...et se faisant, de faire fortune. Elle devient convoitée et médiatique. Mais... Jeudi 5 juin à 21h au Théâtre des 2 Rives
Sans Titre (Danse) Par Sophie Lamarche Damoure
Sur le plateau, une femme est assise sur un fauteuil rouge, engage une lutte avec la pesanteur, avec son propre poids, et tente d'atteindre une verticalité qui se dérobe sans cesse. La volonté de tenir debout engage tout entier le corps de la danseuse dans cette pièce sur l'impossibilité et la lutte. La danseuse et chorégraphe Sophie Lamarche Damoure présente un solo écrit à partir de l'oeuvre de Léo Ferré. A l'origine de la pièce, une commande passée à la chorégraphe avec la consigne de construire un spectacle ayant pour point de départ une chanson. Jeudi 5 juin à 22h à la Chapelle St-Louis
Beyrouth adrénaline (Théâtre/lecture) De Jalie BARCILON et Hala GHOSN - Par le collectif La Poursuite
Dans une famille libanaise séparée par la guerre. Un frère est à Beyrouth, l'autre à Paris. Sur fond de guerres civiles, des intimités se dévoilent, se révèlent, et chacun tente de comprendre les raisons de ces conflits absurdes... Mardi 10 juin à 19h30 au Théâtre des 2 Rives
Art'catastrophe (théâtre/lecture) de Jalie BARCILON - Par le collectif La Poursuite
Plus que sept jours pour construire le musée de la catastrophe ! Eliott et Jean Michel sont aux aguets et attendent avec impatience l'artiste visionnaire à l'origine du projet, Gonzague Medelios, sorte de star underground hispanisante. Il arrive, suivi d'Alisson Darling, son assistante délurée. Tout est beau, tout est magnifique, sublime... mais justement, l'artiste, emporté par sa folie créatrice, veut témoigner du 11 septembre, des cris et horreurs du Monde... et le Maire, avare et sécuritaire, va bientôt être dépassé par l'entreprise, voir éclater les rêves de grandeur, car, pour l'équipe artistique, il faut de la catastrophe... S'organise alors un happening sur les malheurs du monde, où Maire, techniciens et spectateurs seront acteurs de la performance... Bientôt, le musée menace d'exploser, et l'inauguration est dans deux heures... quelqu'un a-t-il une idée ? Lecture partielle du texte qui a reçu le prix Beaumarchais en 2005, et est édité dans la collection Tapuscrit de Théâtre Ouvert. Mardi 10 juin à 20h15 au Théâtre des 2 Rives
Desdemone (Théâtre/spectacle) D'après Othello de W.SHAKESPEARE - Par le Théâtre des Furies
Qui ne connaît l'histoire d'Othello et Desdemone, tragédie de la jalousie, grande pièce shakespearienne, mais aussi opéra, films... Cette fois, c'est Le Théâtre des Furies, compagnie professionnelle de théâtre implantée en Basse-Normandie et créée par les frères Fauvel et Fabienne Guérif qui nous propose une exploration du texte. "Monter Othello uniquement avec ses deux personnages principaux Othello et Desdemone... écarter les autres personnages. Des soustractions qui n'empêchent pas une exposition contrastée des choses. Simplement ce qui saute aux yeux et prend du relief n'est plus ce qui est attendu et prévisible. Cette économie agit comme un révélateur et le jeu des acteurs travaille, à l'unisson, à révéler l'oeuvre dans ce qu'elle peut avoir de secret bien gardé. " Mardi 10 juin à 21h30 à la Chapelle St-Louis
Cet évènement est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| Partenariat avec Le Relais |
| Retours de résidences |
Pour la première fois, le Relais et le Théâtre de la Chapelle Saint-Louis s'associent pour offrir à trois jeunes compagnies les outils nécessaires à toute création artistique, à savoir un lieu de création (Le Relais) puis un lieu de diffusion (la Chapelle St-Louis).
Ce partenariat entre ces deux lieux donnera donc naissance à la présentation de trois retours de résidence à la fois résolument différents, et pour autant proches dans leur mode de fabrication.
Dans le cadre de ce partenariat, trois étapes de travail seront présentées : - Je Rêvais (peut-être...) de Luigi PIRANDELLO, par le Groupe Expir - Le Monte-Plat d'Harold PINTER avec une toute nouvelle traduction de Richard Piper.
- Le Bain et l'Apprentissage, projet de Daniela Labbé Cabrera autour de deux récits d'après Jean-Luc LAGARCE.
Ces trois jours de diffusion seront ponctués, le 27 mai par une rencontre professionnelle animée par l'ODIA Normandie autour de la notion de « résidence itinérante ».
Je rêvais (peut-être...) De Luigi PIRANDELLO Mise en scène : Vincent Lacoste Avec : Claudie Decultis et William Mingau Darlin Cette pièce est en deux parties. La première est un rêve ; la deuxième est réelle. Tout au long de la pièce, une femme, la quarantaine, est face à un homme, son ami, conjoint ou mari. On retrouve ici les thèmes abordés par Pirandello tout au long de son oeuvre : l'ambiguïté de la réalité et de la vérité. Mardi 27 mai à 19h30
Le Monte-Plat D'Harold PINTER Mise en scène : Richard Piper Avec : Philippe Beaulande et Sébastien Laurier Ben et Gus sont enfermés dans un sous-sol, dès le lever du rideau ils nous apparaissent comme deux hommes qui cherchent à tuer le temps, l'un lit le journal, l'autre pose trop de questions. Parler pour se rassurer... Soudain, l'arrivée d'un monte-plats vient perturber le dialogue vain des deux hommes, et par cette simple intrusion, l'univers bascule. Mercredi 28 mai à 19h30
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie
Le Bain et L'Apprentissage De Jean-Luc LAGARCE Dans L'Apprentissage (vidéo) une voix-off relate le lent retour à la vie d'un homme, après une longue absence. Dans Le Bain, deux hommes se retrouvent pour se dire adieu. Jeudi 29 mai à 19h30
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| La Sybille (Cie de Lille) |
| Le Schizo et les langues, Point final à une planète infernale |
Dans le cadre du festival Art et Déchirure
De Louis WOLFSON
Mise en scène : Sylvie RETEUNA Avec : Michel JUROWICZ
Le Schizo et les langues n'est pas l'exposé d'un délire mais le récit de " moments " de la vie du schizo dans lesquels, tel un acteur, Wolfson se met en scène et s'offre à nos regards, avec une lucidité sans faille et une jubilante et mordante ironie. Comme un acteur, il manie avec brio le simulacre. On ne sait jamais vraiment où il se tient : dans la folie ou la raison ? dans la vérité ou la simulation ? dans le tragique ou l'ironie ? Ce regard profondément humain que Wolfson porte sur lui-même et les autres du fond de sa " maladie ", cette quête hallucinée du sens de nos actes les plus anodins comme les plus intimes, cette tentative – désespérée ? - de rétablir un lien entre soi et le monde, font de ce texte une œuvre extraordinaire. L'écriture de Louis Wolfson est une machine de guerre contre l'ordre établi, le pouvoir, qu'il soit politique, familial ou linguistique et nous permet, espérons-le, de questionner et d'affronter, avec une salutaire " folie ", la déraison d'une angoisse universelle.
Production déléguée : La Sibylle Coproduction : La rose des vents - Scène nationale Lille Métropole ; Arcadi ; la Compagnie de l’Oiseau-Mouche. Ce projet a reçu l’aide du ministère de la Culture et de la Communication Avec le soutien de la Région Nord - Pas de Calais. Avec la participation du collectif TRANS (direction Jean-Michel Rabeux et Clara Rousseau). |
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| Vertical Détour (Cie de Neuilly-sur-Marne) |
| Les Lettres de Ville-Evrard |
Dans le cadre du Festival Art et Déchirure
D'Antonin ARTAUD
Mise en scène : Frédéric Ferrer Avec : Stéphane Schoukroun
Les Lettres de Ville-Evard furent écrites par Antonin Artaud lors de son internement dans l'asile de Ville-Evrard. Antonin Artaud y séjourna de 1939 à 1943. Le diagnostic du mal qui toute sa vie a consumé Artaud a donné lieu à un débat entre spécialistes encore ouvert. Dépression ? neurasthénie aiguë ? Dues ou non à une syphilis ou confortées par l’acharnement thérapeutique dont il a été l’objet ? Toujours est-il qu'il écrivit à Ville-Evrard quantité de lettres. Adressées entre autres à sa mère, à Adrienne Monnier, gourou parisienne de la littérature d’avant-guerre, ou encore à Adolf Hitler... La plupart n’étaient jamais envoyées et furent détruites. Certaines ont été jointes à son dossier médical. Une quinzaine seulement ont été publiées.
Depuis maintenant deux ans, la compagnie Vertical Détour, fondée et dirigée par Frédéric Ferrer, s’est établie en résidence à Ville-Evrard. Alternant créations et ateliers auxquels participent patients et personnels soignants.
" Je pense que ces lettres méritaient d’être entendues. De par ce qu’elles disent sur Artaud, sur la maladie, sur la paranoïa, le désespoir ou le désir, elles sont importantes " Frédéric Ferrer.
Stéphane Schoukroun ne se contente pas de lire les lettres, il les incarne à l’estomac, secoué de spasmes et l’oeil torve, pour donner corps à un esprit sujet à la psychose, en proie au délire paranoïaque le plus aigu. Parfaitement maître de ses ruptures, Stéphane Schoukroun alterne moments d’orages et d’accalmies, où la folie n’est que tapie.
Ce spectacle est une performance d’une rare intensité, le pblic n'en sort pas indemne !
Production Compagnie Vertical Détour, Conseil Régional d’Ile-de-France
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| Bonaventure Gacon |
| Par le Boudu |
Dans le cadre du FESTIVAL ART ET DECHIRURE : Le festival "Art et Déchirure" est un festival qui regroupe toutes les formes d'expressions artistiques : théâtre, danse, peinture... issues entre autre du monde de la santé mentale ; la déchirure de l'être. Il ne s'agit pas de proposer une esthétique mais plutôt de témoigner de l'existence d'une production artistique singulière. Fidèle depuis le début, la Chapelle St Louis accueille cette année 3 spectacles.
Et en partenariat avec le Cirque-Théâtre d'Elbeuf.
Depuis Fellini, on sait que les clowns ne sont pas toujours gais, que s'ils font rire les petits « n'enfants », ils le font souvent sur les malheurs. Désormais avec Bonaventure Gacon, le clown fatigué n'est plus seulement triste mais il est aussi méchant ! Il a un peu mal au coeur, trop bu...sans doute le foie, les petites bières ou peut-être le coeur lui-même, son pauvre coeur d'ogre, ou bien cette satanée rouille qui inexorablement agit sur toutes choses, les poêles, les coeurs et le reste... Seul, triste, ivre et sale il écrit des poèmes, fait du patin à roulettes, regarde les couchers de soleil et maltraite les petites filles.
Derrière le Boudu se cache un garçon simple de 27 ans. Tenant le public à bout de bras, en guenilles, entouré de quelques accessoires dérisoires, Bonaventure Gacon appuie là où ça fait mal avec une extrême subtilité et une finesse des mots. Dans ce premier solo, il nous prête ses grands yeux blancs de clowns ouverts sur le monde et déclame une poésie violente, brute, qui bouscule. Le Boudu porte absolument tout sur ses épaules : nos erreurs, nos grandeurs, nos horreurs ; en nous débarrassant du pire il nous rend peut-être le meilleur : le rire. Après tout un clown sert peut-être juste à ça !
Ancien élève du CNAC (Centre National des Arts du Cirque) Bonaventure Gacon aime aller « trifouiller » dans la souffrance des hommes. Du boudu il dit simplement qu'il lui a échappé, qu'il en a peur parfois. « Enfant déjà j'aimais parler avec les clochards. Plus ils étaient bourrus, plus ils m'attiraient. » Faut-il s'étonner qu'il ait choisi d'enfiler la défroque d'un Auguste ? « Normal, conclut-il, c'est lui qui en chie le plus dans la vie ! ».
Bonaventure a créé un autre clown qui n'est pas là (que) pour faire rire, mais tellement humain ! Personne n'en sort indemne !
Production La Compagnie du caillou - Coproduction Le Prato théâtre international de quartier Lille - Avec le soutien de Défi Jeunes Bourgogne. |
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| Les Damnés (Cie de Rouen) |
| Le Baiseur fou (The Shagaround) |
D'après un texte de Maggie NEVILL Traduction française de Maurice ATTIAS Mise en scène : Caroline LAVOINNE, assistée de Nicolas QUESNEL. Avec : Marion LABOULAIS, Karine PRETERRE, Roxane ANQUETIL, Aurélie EDELINE, Nathalie DAVOINE, Jonathan HARSCOËT.
Le soir du nouvel an, cinq filles séquestrent l'ex-petit ami de l'une d'entre elles, un baiseur impénitent, dans une cabine des toilettes d'un pub anglais. Elles ont la ferme intention de lui régler son compte et de récupérer les cinquante livres qu'il leur doit. Le Baiseur Fou est avant tout une pièce sur les femmes et sur l'amour. Entre les plaisanteries, dont le sujet reste principalement basé sur les hommes, émergent des sentiments personnels, la vie et la sensibilité de chacune. Dans ce lieu clos, elles instaurent leurs règles et leur propre justice. Une lutte contre les hommes, où la présence des autres accentue leur pouvoir: ensemble elles deviennent plus audacieuses. Mais finalement ce groupe des «nouvelles amazones», soudées pour une nuit, existe seulement parce qu'elles sont seules et qu'elles n'ont qu'une envie: être dans les bras d'un homme! Dans ce texte plein d'humour, on entend les femmes comme on les entend très peu au théâtre. Elles enferment un homme pour se venger mais au bout du compte ce sont elles qui se retrouvent enfermées !
The Shagaround est la troisième pièce de Maggie Nevill, pour laquelle elle s'est inspirée des expériences vécues par les femmes de Southampton, et de l'observation des petits travers masculins. Cette pièce a été créée en Angleterre par Patrick Sandford, au Nuffield theatre, où elle a rencontré un vif succès. Et a été sélectionnée au festival international d'écriture théatral en 1999 et jouée en Italien, au festival «Premo Candoni Arta Terme», organisé dans la ville d'Udine, sous le titre: «Lurido Schiofoso Bastardo». |
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| Le Chat Foin (Cie de Rouen) |
| Le Baiser de la Femme Araignée |
Traduction française d'Albert BENSOUSSAN (© Editions du Seuil)
Mise en scène : Yann DACOSTA, assisté de Nicolas QUESNEL Avec : Bruno BAYEUX, Vincent FOUQUET, Emmanuel NOBLET, Sarah BENSOUSSAN, Pablo ELCOQ Musique : Pablo ELCOQ Costumes/ Maquillages : Kakou CAVALIER Scénographie / Accessoires : Fabien PERSIL et William DEFRESNE Vidéo : Laurent MATHIEU Lumière et images vidéo : Thierry VAREILLE Son : Johan ALLANIC
Un spectacle fusion entre théâtre, cinéma et rock.
Après avoir été fécondées, les araignées femelles dévorent les mâles. C'est le fameux « baiser de l'araignée ». Dans cette société arachnide, pour survivre il faut tuer ses amis...
Dans une prison de Buenos Aires, deux hommes enfermés se parlent et distraient leur solitude par le récit de films hollywoodiens que Molina, condamné pour détournement de mineurs, fait à Valentin, son compagnon de détention qui a été soustrait à la guérilla par la police argentine. Au fur et à mesure de l'intrigue on découvre l'affreux stratagème : la libération conditionnelle de Molina sera le prix de sa fourberie. Quelle est la règle de ce jeu ? La trahison changera-t-elle de camp ? Et si cette cellule assiégée par la violence extérieure de la dictature devenait en fait l'île paradisiaque de toutes les libertés, mêmes transgressives ?
Manuel Puig (1932-1990) est né dans la province de Buenos Aires et mort au Mexique. Tenté par le cinéma, mais lassé de ses échecs, il transforme un scénario en son premier et brillant roman : La Trahison de Rita Hayworth. Épris de tango, de boléro, de rythmes de son pays, et adepte du kitsch, il bâtit son oeuvre sur des trames sentimentales et des parlers populaires. Cependant, parvenant à les transfigurer par le style et la savante construction narrative, il devient le romancier du pathétique par le dérisoire et de l'authentique par le factice (notamment en puisant abondamment aux veines du cinéma et des mass media). Manuel Puig a construit son oeuvre littéraire en utilisant comme matériaux des stéréotypes de la culture populaire latino-américaine. L'écrivain a acquis une notoriété internationale grâce à l'adaptation cinématographique de son roman Le Baiser de la femme araignée, devenu plus tard comédie musicale a Broadway. Les critiques disent de lui aujourd'hui qu'il est à la littérature ce que Pedro Almodovar est au cinéma.
La mise en scène sera très visuelle et musicale. Avec une place tout aussi importante accordée au cinéma. Les histoires racontées par Molina devront entraîner le spectateur dans un univers hollywoodien. Le Baiser de la femme araignée est en effet aussi un hommage au cinéma des années 40.
Production : Compagnie du Chat Foin - Coproduction : Festival Automne en Normandie ; L'Archipel Scène Conventionnée de Granville ; L'Avant-Seine de Colombes et la Scène Nationale de Petit-Quevilly/Mont-Saint-Aignan - Ce spectacle bénéficie d'une aide à la production du Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC de Haute-Normandie - Aide à la création : Région de Haute-Normandie ; Département de Seine-Maritime et Ville de Rouen - Avec le soutien de l'Alianza Francesa en Argentine ; le Volcan Scène Nationale du Havre ; Rougemare et Compagnies (Chapelle St Louis de Rouen) et l'Espace Culturel François Mitterrand de Canteleu.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| La Pie Rouge (Cie de Rouen) |
| Potlatch ou le massacre des Troyennes |
sur une place, au milieu d'une piste de cirque ou sur un plateau de théâtre désert un chef de troupe, père de famille regroupe sa tribu éparpillée et qui n'a pas du tout envie de jouer pour une ultime représentation ou il consumera ses dernières cartouches, bradera ses fabuleuses richesses : costumes défraîchis, accessoires cassés, valises défoncées, malles, toiles peintes, frises, morceaux moisis de vieux mélodrames, tragédies aux pages arrachées, un monologue comique, une chanson, un geste, pour une dernière flambée théâtrale avant le déluge.
CREDO
d'Enzo Cormann. Mise en scène de Jean Couturier (réalisateur à France-Culture)
Est-ce que tu sens comme tout cela est transparent ? Comme tout cela peut soudain se mettre à osciller dans l'air comme du duvet de plume ? As-tu déjà écouté la mer dans un coquillage ? Rien d'autre que le bruit de ta propre oreille et ce que tu peux pouvoir y entendre. Je ne suis moi-même qu'un peu d'air captif d'un labyrinthe abstrait. Un peu d'air, comprends-tu ? Ni lasse, ni seule, tu le vois ; mais simplement.
Ce spectacle de théâtre de musique, de littérature et surtout d'aventures réunira comme souvent à la Pie Rouge comédiens et musiciens professionnels, glorieux amateurs, adolescents moroses, paumés en tous genres, enfants de Marie et des écoles, masques, fétiches, totems, animaux empaillés et lanternes magiques.
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| Théâtre Ephéméride |
| Cérémonie Fastueuse dans un souterrain |
De et avec : Valérie Diome Création lumière et scénographie : Eric Guilbaud Création sonore et musicale : Philippe Vermont Dramaturgie : Thierry Morand
Coproduction Théâtre des 2 Rives, Théâtre Ephéméride Avec le soutien de la Chapelle Saint-Louis (Rouen) et l’Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu) - Remerciements à Dieppe Scène Nationale Ce projet est soutenu par le Ministère de la Culture-Drac de Haute-Normandie et le Conseil Régional de Haute-Normandie
L'histoire ou il était une fois : Une femme se « met à nu » pour exorciser sa dépendance exclusive et aliénante à l’homme qu’elle aime. On assiste à sa dernière heure avant qu’elle ne se libère de son addiction (la passion amoureuse représentant peut-être le modèle de toute toxicomanie). Elle orchestre sa « cérémonie », son chant d’amour pour se laver de lui et laisser des traces. Mais sa toilette devient celle de son intime le plus profond, son amour la happe...
Les textes d’univers et d’auteurs très différents (M-L Dagoit, H.Michaux, Cioran, Dalida, Le cantique des cantique…) créent un frottement évocateur du trouble de cette femme.
C’est un objet théâtral dans lequel la musique, la grande, la minuscule, celle des corps et des répondeurs se confond à la matière sonore des textes. C’est la totalité de cette matière que le spectacle entend traiter. Le son d’une boite à musique nous parvient, ou la petite ballerine aurait grandi au son du Velvet Underground. Le public est convié dans l’espace obscur de la confidence …
"Au départ, un thème : la dépendance amoureuse. A partir de ce thème s'est imposé une évidence : faire l'expérience du corps à travers la nudité. Comme un papier photo sur lequel l'image apparaît après les différents bains... Et puis l’amour d’un certain nombre de textes non théâtraux, avec l’envie très forte de les faire raisonner sur un plateau. Des textes qui tournent autour d’un noyau dur d’ordre non verbal : l’addiction, la dépendance." Valérie Diome |
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| Théâtrenciel (Cie de Dieppe) |
| Le Montreur d'Adzirie |
ADZIRIE INTERDITE Le premier explorateur à avoir mis un pied en Adzirie Interdite (un Anglais, un certain Dexton (Roserie), l’a vite perdu, dévoré par les caïmans, ainsi que le reste de son aventureuse personne. Sur une carte de la région qu'il avait faite parvenir au British Museum, il avait noté au crayon rouge : "hazardous area !", sans aucune autre explication. Volter Notzing parvint à parcourir les steppes de l'Adzirie Interdite, après avoir franchi le col d’Alzalonte, réputé inaccessible, qui mène à l'empire des Théouls. LA PETITE ENCYCLOPEDIE VOLTER NOTZING, Editions de l'oeil, 2002.
Parmi les découvertes du célèbre explorateur Volter Notzing, celle de l'Adzirie fut une des plus hasardeuses. Car l’Adzirie est un pays flottant et un pays flottant, chacun le sait, on le perd facilement. Les premiers perdus, ce sont ses habitants, les trop ancrés, trop installés, trop étourdis. Un moment d'inattention, le pays s'en va, les voilà abandonnés. Quand vient à ces habitants quittés par leur pays et échoués un peu partout dans le monde, le besoin de se retrouver, d'évoquer les souvenirs de leurs proches disparus, ils font appel à un Montreur et à ses Marionnettes pour une "Evocation", occasion rare de renouer des fils menacés à tout instant par l'oubli et l’éloignement. Accompagnées par un Maître du Temps, virtuose d’un instrument proche pour nous d’un accordéon, des marionnettes symbolisant ces disparus vont rejouer des moments qu'ils ont vécus. Mémoire d'instants révolus à transmettre aux générations futures.Ce pourquoi on les nomme en Occident, les marionnettes traditionnelles du futur.
Marionnettiste, plasticien, comédien, écrivain, Roland Shön n'a peut-être pas découvert l'Adzirie mais il compte à coup sûr parmi les plus grands explorateurs de notre imaginaire. Dans ce spectacle quasiment sans paroles mais à la musique très présente, il joue avec les objets, les marionnettes, l'ombre et la vidéo pour transformer un castelet moderne fait de métal et de plastique en véritable lanterne magique : des images surgissent, poétiques, mystérieuses, envoûtantes.
Roland Shön fait du théâtre, complètement. C'est à dire : il écrit, il construit, il met en scène (pas toujours), il joue (pas toujours) son théâtre. Avec un plaisir grandissant. Il ne peut faire autrement. Il aime trop jouer, tout petit déjà... Jouer avec les mots, les agiter pour en faire jaillir de nouvelles étincelles. Jouer avec tous ces bouts de bois, ficelles, plastiques, ferrailles qu’il trouve au cours de ses promenades sur les plages (il vit au bord de la mer). En faire des grigris inopérants, des totems bienveillants, des masques silencieux, des marionnettes oiseaux, des ombres centenaires, des machines inutiles, des robots romantiques, et tant d’autres objets médiums qui ne s'animeront que dans le vent d’imaginaire. Jouer de la scène (même si ce n’est pas celle d’un théâtre), en faire le lieu des mystères partagés. Jouer enfin de la voix, du corps, de la musique, du silence, de l’accident révélateur. Jouer avec le public, lui faire quitter l’égoïsme de son fauteuil, l'enjouer.
Production du THEATRENCIEL - Co-production : THEATRE DE L’ARPENTEUR (Rennes) / LE PASSAGE, Centre de création artistique de Fécamp / LE RIVE GAUCHE, Scène Conventionnée de St-Etienne du Rouvray / LE RAYON VERT, Scène Conventionnée de St-Valery en Caux. Avec le soutien financier de l'Office de Diffusion Artistique de Normandie. Avec le soutien du VOLCAN , Scène Nationale du Havre ; de L'HECTARE, Scène de Vendôme ; de DIEPPE SCENE NATIONALE. Le THEATRENCIEL est en convention avec la DRAC Haute Normandie et le CONSEIL REGIONAL de Haute- Normandie, et subventionné par la VILLE DE DIEPPE.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| La Valise |
| L'Inconsole |
Surgis de nulle part, muets, encombrés, gênés : Deux quidams et leur valise. Une valise toute débordante et ruisselante, porteuse de l'histoire de la vie extraordinaire d'un petit d'hommes aux prises avec le monde.
Le projet : Au détour d’un recueil de nouvelles, la compagnie découvre une histoire pas comme les autres : l’Inconsolé de Joël Jouanneau. Emus, marqués par ce récit, La compagnie rêve alors, pour cette histoire, d'une valise. Une valise qui se remplirait peu à peu et qui, une fois pleine irait se promener et offrir un conte illustré aux personnes qui se trouveraient être sur son chemin…
"Il était question de royaume, il était question de flots assassins, d’îles merveilleuses, de voyages à travers les mers, de larmes à cueillir au bord des cils. Et de notre désir de raconter au coeur, autant qu'aux yeux et aux oreilles, de pouvoir chuchoter, de pouvoir observer et montrer les petites choses, à la loupe, de raconter La grande histoire de la vie sur un espace minuscule. Le plus près possible des gens. Un espace où tout devient précieux, sensible, où chaque souffle de spectateur peut engendrer une tempête."
La compagnie : Des comédiens, des danseurs, des administrateurs, des circassiens, des bricoleurs-bidouilleurs, des musiciens, des techniciens… Voilà La Valise et son obsession de chaque instant : L’humain. Explorer chez l’humain ses rêves, ses fantasmes, ce qui le construit, l’écorche ou l’embellit. Aller creuser, fouiner, faire en sorte que chacun de nos spectacles en fasse apparaître un petit morceau supplémentaire. Pour la Valise, l’identité d’une compagnie ne passe pas tant par les techniques qu’elle développe (cirque, danse, théâtre etc...) que par les idées qu’elle prône/propose. C’est pourquoi la compagnie développe un projet artistique autour de toutes les formes d'expression liées au spectacle (arts du cirque, théâtre, marionnette, théâtre d’objet, danse…), choisissant au gré des spectacles celles qui lui semblent le mieux correspondre au propos à défendre. Si la compagnie est itinérante (spectacles en chapiteau, bus, caravane ou valise), c’est pour « Aller vers », se rapprocher toujours davantage du spectateur, pour mieux faire entrer dans son monde : Un monde imaginé par des promeneurs, où l’humain vit démesurément.
«Il était une fois un dieu plein de fourberie. De son grenier, il fit tomber un grain. Un grain de blé. Je suis ce grain-là (…) », et voici Horn, jeune roi intransigeant et capricieux, fuyant à travers le monde un chagrin devenu trop lourd à porter. Un monde où les petites filles englouties par les flots deviennent sirène, où l'on cueille au réveil de pleines brassées d'étoiles, où l'on brise du verre dans les yeux d'enfants en guenille, un monde où il est question de flamme et de fragilité, de bougie à allumer et à souffler. »
Avec le soutien de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de la Moselle, bourse Défi Jeunes. |
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| pUnChiSnOtdeAd (Cie de Dieppe) |
| Le Petit Chaperon UF |
À l'orée d'un bois, le Petit Chaperon Rouge rencontre Wolf, un loup déguisé en caporal. Il lui apprend la triste vérité : elle est UF et, comme pour tous les Ufs petits et grands, tout ou presque lui est interdit. Plus la pièce avance, plus les droits de la petite s'amenuisent et l’on observe ces scènes avec un sentiment de révolte mitigé, d'autant plus amusé que le ridicule du loup ne cesse de s’accentuer et que les dialogues de sourds abondent. La transposition politique et historique ne souffre d’aucune imperfection et le message transparaît avec vigueur. Jean-Claude Grumberg revisite avec humour le célèbre conte populaire qui, sous sa plume, devient une parabole douce-amère sur l'intolérance. Pièce en forme d’avertissement donc, qui prolonge le conte originel en de multiples échos et lui apporte une vigueur nouvelle, en phase avec l’époque - ce qui ne lui ôte cependant en rien son caractère profondément ludique et inventif.
" Connaître l'histoire, les histoires, la vraie Histoire, à quoi cela sert-il ? Sinon à alerter les chaperons d’aujourd’hui, à avertir les enfants que la liberté de traverser le bois pour porter à sa grand-mère un pot de beurre et une galette n’est jamais définitivement acquise... Cette liberté appartient à chacun et à tous. Hier ce furent les enfants Ufs et Oufs, ainsi que leurs parents et grands parents, qui durent fuir, se cacher, changer de noms et de papiers afin d’échapper aux griffes du loup. Demain, si l’on n’y prend garde, les loups s’attaqueront peut-être aux enfants Ifs ou Gnifs ou Gnoufs, les loups eux seront toujours les loups et vous savez comme ils savent dissimuler leur bave et leurs grandes dents sous de belles et trompeuses paroles avant de se mettre à hurler et à mordre." Jean-Claude Grumberg, septembre 2005
Jean Claude GRUMBERG est né dans une famille juive en 1939. Son père et son grand-père, tailleurs, meurent en déportation à Auschwitz-Birkenau. A quatorze ans, Jean-Claude Grumberg apprit le métier de tailleur. Il exerce différents métiers avant d'entrer comme comédien dans la compagnie Jacques Fabbri. Il est l’auteur d’une trentaine de pièces, dont certaines pour le jeune public. Il aborde l'écriture théâtrale en 1968 avec Demain une fenêtre sur rue, puis Mathieu Legros, Chez Pierrot, Michu, Rixe, Amorphe d'Ottenburg. Il écrit ensuite En r'venant d'l'expo qui raconte le destin d'une famille de comiques troupiers à la Belle Époque et compose une trilogie sur le thème de l'occupation et du génocide qui sera jouée dans le monde entier : Dreyfus (1974), L'Atelier (1979) et Zone libre (1990). Il travaille également pour la télévision ou le cinéma, notamment avec François Truffaut, Constantin Costa Gavras, Pierre Boutron… Il fait partie des rares auteurs dramatiques contemporains français vivants à être étudiés à l'école. Il a reçu le Grand Prix de l’Académie Française en 1991 et le Grand Prix de la SACD en 1999 pour l’ensemble de son œuvre, le Molière du meilleur auteur dramatique en 1991 pour Zone libre, et celui de la meilleure pièce en 1999 pour L’Atelier.
Le projet : une préoccupation intime et tenace oriente la réflexion théâtrale de Cyril Bourgois, concepteur du projet : le paradoxe de la beauté et de la mesquinerie humaine. Ces dernières années, il a pu développer diverses tentatives pour décortiquer sous différentes approches cette problématique. Alfred Jarry, Bertold Brecht et Heiner Müller ont profondément marqué ses premières années en tant que jeune artiste, notamment dans la réflexion d’une interprétation menée avec des marionnettes à gaine. Ses travaux de fin d’étude à l’ESNAM, s’appuyaient sur Le Dieu Bonheur de Brecht et La Sainte Famille de Müller, sous forme d’un ballet grotesque mettant en scène les outrances et les aberrations du totalitarisme nazi et stalinien. L’intérêt pour ces deux monstres du Théâtre allemand du 20ème siècle l’ont poussé, de 1999 à 2002, à vivre à Berlin pour prolonger cette recherche.
Une préoccupation intime et tenace qui rencontre quelques difficultés à s’accorder avec un intérêt grandissant de créer des spectacles en direction du jeune public. Comment en effet poursuivre cette exploration dans les méandres nauséabonds mais tellement passionnants de la bête humaine, tout en s’adressant aux oreilles (chastes et naïves ???) du jeune public. L’écriture de Grumberg en forme d’avertissement ludique, jamais consensuel et refusant toujours la tentative du larmoyant, sur une thématique aussi explosive que la Shoah, s’est imposée comme une évidence.
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| Groupe Rictus (Cie de Caen) |
| Dedans Dehors David |
D'après le chapitre II du roman Closer de Dennis COOPER
Mise en scène et installation : David BOBEE Avec : Fanny Catel-Chanet Création sonore : Fréderic Deslias et Yohann Allex Création lumière : Stéphane Babi-Aubert
Production: Rictus, compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC de Basse-Normandie. Coproduction : L'Hippodrome, Scène Nationale de Douai et Les Subsistances de Lyon. Avec le soutien de la Région de Basse-Normandie, du Département du Calvados (ODACC) et de la Ville de Caen.
Il y a d'abord des panneaux lumineux sur lesquels défilent des mots, un mur de phrases rouges qui s'anime. Apparaît ensuite une très jeune femme. Jeans, tee-shirt et paire de Gola. Micro à la bouche, elle prête son corps frêle et sa voix grave à "l'histoire de David".
Le roman de Dennis Cooper, découpé en 8 chapitres indépendants, propose une descente hallucinée dans les obsessions de l'Amérique contemporaine où tout repère semble aboli.
Ici David est un adolescent perdu entre ses identités publiques, intimes, sociales et sexuelles. Avec sa voix amplifiée autour du public, il-elle semble chuchoter sans pudeur à l'oreille du spectateur, plongé dans la boîte noire de l'intérieur de son crâne.
Avec ce nouvel opus, David Bobée reste fidèle aux écritures contemporaines et dresse un portrait à la fois terrifiant et fascinant de l'individu noyé, perdu dans le vide sociopolitique actuel.
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| Groupe Rictus (Cie de Caen) |
| Petit Frère |
Texte : Ronan Chéneau
Mise en scène et installation : David Bobée Avec : Alexandre Leclerc et Séverine Ragaigne Création sonore : Jean-Noël Françoise Création lumière : Stéphane Babi-Aubert
Production: Rictus, compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC de Basse-Normandie. Coproduction : L'Hippodrome, Scène Nationale de Douai et Les Subsistances de Lyon. Avec le soutien de la Région de Basse-Normandie, du Département du Calvados (ODACC) et de la Ville de Caen.
Ce spectacle n'est pas à proprement parler une chorégraphie, c'est une forme spectaculaire à mi-chemin entre l'improvisation et la performance. Un duo homme-femme, frère-soeur autour d'une voiture. Que faut-il faire de nos petits frères ? De quoi les protèger ? De quoi surtout ne pas les protéger ? Ce spectacle nous parle de la vie et d'amour, c'est à la fois violent et tendre. Parler de ce rapport ambigu de la fratrie, des liens d’amour et de haine et de la sexualité aussi, réelle ou fantasmée. L’argument du spectacle tourne autour de l’évocation de la mort d’un frère, du deuil, du manque amoureux.
“- Quel est ce projet ? : C’est l’idée d’un travail avec le corps, la danse, le mouvement... - C'est l'histoire d'un petit frère ? : Non, ça parle plutôt de nos rapports au frère, rapports d'amour, de protection, de méchanceté, de jeux. Chacun amène sa matière, ses propositions. Ce sera un spectacle inabouti, dans l'énergie. - Certains spectateurs qualifient votre théâtre de générationnel ? : Je crois qu’avant d'être un théâtre de génération c’est un théâtre un peu volatil de pensées. On fait du théâtre pour être présents et ouvrir des regards, des pistes. La fiction ne m'intéresse pas, ni son mensonge. Sur le plateau je veux des personnes pas des personnages.” Interview David BOBEE / Cathy BOUVARD (Directrice déléguée - Les Subsistances à Lyon)
Ce spectacle est soutenu par l'ODIA Normandie |
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| Thomas Germaine |
| Une minute encore |
| Une Minute Encore
à partir de l’œuvre Auschwitz et après de Charlotte Delbo
Mise en scène et interprétation : Thomas Germaine
Sous le regard de Pierre Maillet
Lumières : Jean-Claude Caillard
Création bande-son : Dominique Lafontaine
Photos : Emmanuel Noblet
Production déléguée : Scène nationale de Petit-Quevilly / Mont-Saint-Aignan
Charlotte Delbo participe part en 1943 pour Auschwitz. Elle va retracer cette expérience ineffable
dans la trilogie Auschwitz et après d’où sont extraits les textes du spectacle Une Minute Encore.
Plus encore que le devoir de mémoire, se déploie la parole d’une femme en état de survie. Elle raconte
avec une force étonnante, comment minute après minute, elle lutte pour rester en vie. Elle nous pousse
à toujours croire en l’humanité dans un univers que nous savons déshumanisé. Au milieu de cette
entreprise de destruction de l’humain, l’humain est plus fort.
Ces textes dépassent le simple témoignage, ils révèlent la démarche d’une artiste. A partir de cette
expérience brute et brutale des camps, elle parvient à créer une écriture, une œuvre littéraire.
On peut perdre sa vie en une minute parce qu’on a décroché une stalactite pour boire, comme on peut
perdre sa vie en six heures au cours d’un appel interminable ; on peut perdre sa vie dans le défilé
des jours au fin fond des marais mais on peut aussi la gagner en deux heures durant une représentation
du Malade Imaginaire.
L’écriture de Charlotte Delbo interdit au comédien toute tentative d’incarnation. Il doit respecter
la distance qu’elle a elle-même créée. Représenter et non pas seulement lire justifie le choix de la
mise en scène : courir en disant les textes pour approcher les sensations, l’arythmie, l’épuisement,
la nécessité de continuer.
Chacun des évènements racontés renvoie à la réalité tragique tout en refusant l’émotion directe. Des
bribes d’odeurs, des intonations de voix. Il ne s’agit plus de comprendre mais avant tout de sentir.
Durée du spectacle 1h |
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| Cie Arts\'Fusion |
| Médea Stimmen et Kassandra Project |
| Description du spectacle |
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